| Histoire de Saint Priest
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| Chapiteaux | Église Saint Priest | Abbaye de Volvic, Site Clunisien | Notre Dame de la Garde |
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Saint Prix, Projet ou Priest
(PROEJECTUS). Priest est né
en 628 à Gondole (63 Puy de Dôme, dans la commune du Cendre), à
deux lieues de la rivière Allier. Son père Godelin et sa mère
Helvedine, sont seigneurs de Gondole. Il fit ses études au monastère
d’Issoire où il étudia sous la conduite de Martin, chantre de
cette église et à l’école episcopale de Clermont dirigée par
l’archidiacre Genés, ce dernier succeda à Gal II à l’évêché
de Clermont. Genés ordonna Priest prêtre et curé de Saint
Austremoine à Issoire et il lui confia la gouvernance de cette
paroisse. En 662, Félix,
successeur de Saint Genés lui confia la direction du monastère
des filles de Chantoin situé au Nord Est de Clermont-Ferrand,
à proximité des portes de la ville sur l’ancienne voie romaine
Claudius. Dans ce monastère, Dieu manifesta la sainteté de son
serviteur ; il sauva la vie d’un ouvrier écrasé par l’éboulement
d’une muraille. Ce fait eu un grand retentissement en Auvergne. En 665, à la
mort de l’évêque Félix, Genés, comte d’Auvergne, propose
Saint Priest comme évêque. Priest fut élu d’une voix évêque
de Clermont, 28e évêque après St Austremoine. Son élection fut
confirmée par Childeric II roi d’Austasie qui approuva cette
nomination par décret. Priest fit venir auprès de lui Evode, abbé
de Manlieu, célèbre pour les conversions qu’il avait faites. Le
comte Genés, gouverneur de la ville lui abandonna d’immenses
richesses pour la fondation de monastères et d’asiles pour
hommes et femmes à Chamalières, ainsi que pour la fondation
d’hospices pour les pauvres à Royat où les malades trouvèrent
des soins, des médecins et de la nourriture. Son dévouement pour
les plus démunis ne l’empêcha pas de s’adonner à la prédication. Priest fonda de
nombreux monastères surtout pour les femmes (comme le couvent de bénédictines
à Marsat). Priest avait
dans l’abbaye de Mozac un cousin germain appelé Godon, seigneur
du château situé à Bessat, au dessus de Volvic. Godon fut aussi
prieur de Volvic. En 755, le roi
Pépin le Bref, de passage en Auvergne vint à Volvic, il
s’agenouilla devant les reliques du Saint. Il fit ouvrir le
tombeau et partagea les reliques entre plusieurs églises et monastères. Des miracles
furent rapportés par St Gregoire de Tours : guérison d’un
Paralytique et d’un prêtre malade… Une dame
d’Issoire, Claude (Claudia) fit don à Saint Priest de quelques
fonds pour ses hôpitaux. Le Comte Hector de Marseille ayant séduit
la fille de dame Claude, se crut lésé par l’attribution de
cette donation. Priest dut se rendre à la cour de Childeric à
Autun, pour se justifier devant le roi. Il en repartit combler de
faveurs par le suzerain et par Vulfoad, maire du palais. Il logea
à l’abbaye de Darouge où il guérit l’abbé Amarin atteint de
fièvre maligne. L’abbé le suivra partout jusqu’au martyre.
Priest fut innocenté par la Cour. A la demande du roi, il célébra
les offices du Samedi Saint et de la messe de Pâques dans l’église
St Symphorien à Autun. Hector poursuivi par la justice du roi,
trouva la mort. Ses amis, Agricius, Bodon et Placide (sénateurs)
jurèrent de venger Hector, ils montèrent un complot pour
assassiner Priest. En Janvier 674,
de retour en Auvergne, Priest accompagné de l’abbé Amarin et
d’un de ses clercs appelé Illidie vint à Volvic se réfugier
dans une celle, petite demeure de quelques religieux avec un
oratoire dédié à St Jean-Baptiste, construite par les religieux
de Mozac. Les sénateurs
Agricius, Bodon et Placide, amis d’Hector décidèrent de
commettre leur forfait. A la tête d’une troupe de satellites,
ils poursuivirent Priest, Amarin et Illidie, jusqu’à sa résidence
de Volvic ; les conjurés massacrèrent d’abord Amarin
qu’ils prirent pour l’évêque. Radebert, saxon d’origine,
plongea le poignard dans la poitrine du saint évêque qui se mit
à genoux et pria pour ses bourreaux. Radebert revint et porta un
coup de sabre et lui fendit la tête. Un autre satellite massacra
Illidie. Cette scène se passa le 25 Janvier 674, la 46e
année de son âge, la 9e année de son pontificat. Aprés
sa mort, Agricius, Bodon et Placide virent trois étoiles, l’une
plus brillante que les autres qui se fixa sur la maison où furent
ensevelis les trois corps, vraisemblablement le prieuré bénédictin
à proximité de l’église actuelle. Le 12 Juillet
1646, les reliques de Priest, furent déplacées du maitre d’hôtel
à la Chapelle axiale dite Chapelle de St Priest, sous
l’espicopat de Joachim d’Estaing. Une multitude
de miracles s’opérèrent sur les tombeaux des trois Saints dès
le VIIIe siècle. Devant l’affluence des fidèles, les religieux
de l’abbaye de Mozac décidèrent d’agrandir la chapelle de St
Jean-Baptiste. Le culte de St Priest s’étendit hors du diocèse :
à Paris, dans les églises de St Sauveur et St Etienne, de Grez,
en Bourgogne, en Vermendois, Picardie, Pays d’Auxois, Allemagne,
Pays Bas, Angleterre… L’Eglise a
considéré Priest comme un martyre exemplaire
et l’a sanctifié. Sa fête se situe le 25 Janvier. La fête
patronale est célébrée le 12 Juillet, jour de translation des
reliques. 230 paroisses
portent le nom de St Priest ou Prix en Europe. Extrait de la
vie de St Priest, évêque et martyre par B.Champagnol, curé de St
Priest de Volvic.
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