Balade en ville

Point 1 : place de l'église                                

Depuis le XIIIe siècle, Volvic fut la cité de la pierre et un village où l’eau était rare et de mauvaise qualité. Durant cette balade, vous allez découvrir de nombreuses fontaines réalisées par des sculpteurs volvicois (au XIXe siècle).

Sur cette place, on peut admirer une fontaine en pierre de Volvic, quatre lions à tête cornue ornent une colonne.
Le lion, symbole de force apporte une idée de richesse et de luxe s’adaptant bien à la fontaine. Cette fontaine fût réalisée par BOISSON Laurent en 1854. Comme toutes les fontaines du village, elle est en pierre de Volvic.

Le bâtiment de l’Office de Tourisme : emplacement de l’ancienne mairie construite en 1858 sur l’ancienne halle. La date figurant sur le bâtiment 1878 correspond à des travaux de reprise de la charpente et l’aménagement d’un grenier.

Sur le côté droit du bâtiment de l’Office de Tourisme une fontaine en pierre de Volvic réalisée par Thierry COURTADON en 2000 qui nécessita 1000 heures de travail


Point 2 : place de la Barrière

L’Église Notre Dame de L’Arc et son cimetière occupés la place et une partie du quartier de cette place
Sur le bas de la place deux hôtels particuliers :
- L’hôtel de Sirmond (situé au N°6). Cet hôtel particulier daterait de l’époque de François Ier. Cette demeure possède une tour octogonale coiffée d’un pignon. Deux superbes sculptures ornent la toiture.
En 1618, Jean Sirmond fut anobli par le roi. Parmi ses descendants on compte : un prévôt de Riom, un savant illustre jésuite, un membre de l’Académie Française, un grand écrivain, un greffier, notaire et secrétaire du roi, un commissaire extraordinaire des guerres, un conseiller en la sénéchaussée d’Auvergne, lieutenant général de la maréchaussée d’Auvergne, un avocat réputé qui devint le confesseur de Louis XIII.

- L’hôtel de Bessat (situé au N°8).
Cet hôtel particulier appuyé en ses extrémités contre les maisons voisines, 
épouse le mouvement de la rue.

A gauche : perron de quelques marches qui accèdent au vestibule avec une rampe ornée 
d’une pomme de pin

A droite : une porte cochère dont l’arceau s’ornemente d’un motif représentant les initiales de Conchon de Rochevert, premier maire de Volvic (sous ce médaillon une date « 1807 » 
qui commémore une restauration).

Deux étages avec de larges fenêtres.
Sous la corniche de la toiture une rangée d’œil de bœuf.
Empruntez la rue basse au N° 19 sur votre gauche, vous découvrirez un contrefort de l’Église Notre Dame de l’Arc, seul vestige d’une paroisse détruite au XIXe siècle.


Point 3 : rue Basse

Au n° 23 de la rue Basse, examinez la façade certaines pierres portent des initiales, marques des maîtres carriers afin de comptabiliser leur travail pour se faire payer.
 
Au N° 25, une petite maison typique des anciens carriers-vignerons.
Une porte et une fenêtre occupent la façade du rez-de-chaussée, à l’étage la fenêtre de l’unique chambre, au dessus les greniers. A l’extérieur quelques marches mènent à la porte de la cave ou cuvage, partie importante de l’habitation constituée le plus souvent de deux étages voûtés où s’alignaient cuves et tonneaux.

Au XIXème siècle, carriers et tailleurs de pierre étaient aussi des vignerons, Volvic comptait de très nombreuses vignes à cette époque. Chaque vigne s’enorgueillit d’une cabane en pierre de Volvic.
Un petit peu plus haut au N°30 sur votre droite la rue Basse est embellie d’ une fontaine d’angle. Fontaine originale par sa conception. Elle a été mise en service en 1856.

Empruntez la rue du de l’Ourme située juste en face de la fontaine pour rejoindre la Place de l’Ourme


Point 4 : place de l'Ourme

Au dessus d’une porte de grange (située juste derrière l’arbre), se trouve une curieuse sculpture : le chat avec une souris dans la gueule. Peut-être le souvenir de l’animal préféré du propriétaire.

En levant les yeux, vous pourrez admirer une magnifique pomme de pin située sur le pignon de la grange. Symbole de protection et de fertilité.
En remontant par la rue Saint Julien, vous trouverez sur votre gauche des vestiges de l’Église Saint Julien
L’une des trois églises de Volvic avec l’église St Priest et Notre Dame de l’Arc. Elle fut la plus importante des trois grâce au nombre de paroissiens qui venaient prier le dimanche. Très pauvre, le curé allumait la lampe du sanctuaire que les jours de grande messe et les jours de fêtes.
Son chœur naguère restauré date du XVème siècle comme l’atteste le style flamboyant des croisés d’ogives et des travées centrales reconstruites a ciel ouvert au XXème siècle.
La partie la plus ancienne semble dater du XIème siècle. De construction en arkose, l’église est formée d’une nef très courte et sans bas coté. Une rosace en pierre de Volvic orne la façade ouest, façade la plus abîmée.
A l’intérieur, on peut deviner d’anciennes peintures et d’anciennes fresques..


Point 5 : place de la Grande Fontaine

Cette place magnifique fut un lieu d’activités et de rencontres. Ces deux fontaines font de cette place un joyau de notre village grâce à la beauté des sculptures, ouvrages des artisans de la pierre.

Au premier plan, la fontaine des vertus de l’eau.
Ces motifs symbolisent les vertus de l’eau :
« elle est pure comme le cygne, elle serpente et s’étale comme le liseron,
elle est nourrissante comme le maïs,
elle rend courageux le manieur de lance et Neptune le dieu au trident ».

Au second plan existait un lavoir couvert alimenté par la source St Priest. Cet ancien lavoir est orné par la statue de St Priest dont la mitre fut brisée par les révolutionnaires, des inscriptions républicaines nous rappellent l’engagement politique des volvicois. Une superbe croix surplombe le tout. Une magnifique colonne torse soutient un médaillon inscrit dans un carré où se trouvent dos à dos le Christ et St Priest. Elle fut restaurée en 1804 par Pierre Retail.

En quittant la place, vous aurez devant vous le pigeonnier (exposition PRO LAVE). Ce bâtiment est l’ancien vestige d’un ensemble agricole.
Prendre le chemin piétonnier qui commence en contrebas sur la gauche

 
Point 6 : Place du Mas

Au centre de la place se dresse une fontaine réalisée par Channeboux au XXeme siècle. Cette fontaine originale comporte un bassin circulaire avec une haute margelle pour permettre aux bêtes de s’abreuver.

Au centre émerge une pyramide surmontée d’un vase, sur le haut de la colonne est gravé un cadran solaire avec une inscription latine : « La dernière vous est cachée » .
Deux mascarons sculptés en forme de visage représentent le roi de Lydie Tantale tourmenté par la faim et la soif. Ce roi de la mythologie déroba aux dieux le nectar et l’ambroisie, nourriture qui rendait immortel. Une inscription latine illustre cette décoration : « Tantale assoiffé désire les eaux qui le fuient, passant ne rit pas, c’est de toi qu’il s’agit ».

Empruntez l’Impasse du Quart au N°6 au 1er étage d’une maison individuelle, se trouve uns sculpture représentant « le buste de la République » réalisée en 1870 (sous le 2nd Empire) par Corrède. Jugez l’audace de ce sculpteur ...


Point 7 : Jardins à la Française

Sous Louis XIV, le seigneur de Bosredon désira un jardin à la française pour agrémenter son château. Il convoqua l’école Le Nôtre, les élèves dessinèrent un ensemble avec fontaines, statues (les 7 muses), rosiers et buis.
Aujourd’hui il ne reste qu’une partie de ce jardin à la française dont vous pouvez admirer le motif de la terrasse du château : Une fleur de lys renversée.
Dans ce jardin, deux originalités de deux époques différentes interpellent le visiteur : un cagnard (pierre circulaire), lieu où le seigneur de Tournoël rendait la justice, un tilleul datant de l’époque de Sully.

Empruntez les marches pour accéder à la cour du Château


Point 8 : Château de Bosredon

Le Château primitif fût bâti de 1373 à 1390 par Gérard Dachert de Bosredon, dit le Camus. Le bâtiment actuel fut édifié en 1784 par Jean François Pierre Valette, seigneur de Bosredon.
En 1985, le bâtiment est converti en Musée (inauguration en 1988)
La façade est caractérisée par un escalier à double volée, en fer à cheval permettant l’accès à l’étage.
On retrouve la même balustrade sur le pourtour de la terrasse à l’italienne.
En empruntant les escaliers vous accéderez à la terrasse d’où vous aurez une vue sur les jardins en contrebas.

Sur le côté droit du Musée vous trouverez le tympan de la porte d’entrée de l’ancien château du 14e siècle représentant les armoiries des Pierrefittes Seigneur de Bosredon.


Point 9 : Église Saint Priest

Pour visiter l’Église munissez-vous du petit dépliant qui se trouve à l’entrée


Point 10 : École d'Architecture

Fondée en 1820 par le comte Gilbert Joseph Gaspard de Chabrol de Tournoël alors préfet de la Seine. Au XIXème siècle, cette école fut dirigée par le frère Gamaliel ; ses élèves réalisèrent la statue de Notre Dame de la Garde inaugurée le 21 juillet 1861.
Grâce a ses ateliers : dessin, modelage, sculpture et émaillage, l’école forme aujourd’hui de nombreux artistes et artisans. L’école compte a son actif plusieurs artisans de Volvic qui ont obtenu le titre de meilleur ouvrier de France.
Aujourd’hui, elle est devenue école départementale d’architecture, elle perpétue un savoir-faire des métiers de la pierre et accueille de nombreux étudiants.
Sur le tympan de la porte « Sculpture de la Victoire ». 
Deux bustes en hermès de Mansart (architecte Français du 17e siècle) & Vitruve (architecte Romain, 1er siècle avant JC)
Sur les fenêtres au-dessus la date du début de l’École d’Architecture et le nom du fondateur.


Point 11 : Notre Dame de la Garde

Depuis le parvis de l’Église, sur le Puy de la Bannière, vous apercevrez la Statue Notre Dame de la Garde qui surplombe et protège notre cité. Elle fût réalisée en 1861 par l’École d’Architecture. L’autel sur lequel la vierge repose est un bloc de porphyre trouvé sur le territoire d’Enval au fond d’une vallée abrupte appelée le Bout du Monde. Son transport fut difficile : 12 attelages de bœufs et 200 hommes, construction d’un fardier spécial. D’ailleurs on peut lire cette inscription « Pour honorer Marie, je vins péniblement du Bout du Monde ».

La vierge a une attitude protectrice, penchée en avant, elle étend ses deux bras. Sous ses pieds un serpent monstrueux agonise symbolisant la Vierge qui domine le Mal.
Hauteur : 5,50m
Pèlerinage le dernier dimanche de mai.